Infertilité au Mali : Doit-on seulement indexer les femmes ?

La bénédiction dans le foyer est le plus souvent synonyme de la venue d’un nouveau bébé. Et pourtant cet idéal est devenu une épine dans les pieds des nouveaux mariés, plus précisément les femmes car très fréquemment ce sont elles qui font les frais de l’absence d’enfants dans le couple. Mais comme disent les physiciens, il n’y a pas d’effets sans cause, nous avons, donc, cherchez à comprendre ce mystère qui mine bon nombre de familles à Bamako.
L’infertilité est la difficulté, voire l’impossibilité, à donner la vie. Cette triste réalité concerne plus les nouveaux mariés. A partir de six mois de mariage seulement la femme commence à se soucier d’avoir un enfant.

Selon les spécialistes, l’infertilité est considérée comme la non-fécondité d’une personne. Et on peut se soucier de la fertilité d’une femme mariée qu’à partir de deux ans de cohabitation avec le mari.
La famille est le premier poids que supporte la femme par rapport à la venue d’un nouveau né, car juste après quelques mois de mariages, la belle famille commence à s’inquiéter. La femme est matraquée de questions de la part de la belle famille : « ma belle fille j’espère que tout va bien ? Nous n’avons rien vue d’abord … Et très rarement, le mari est mis en cause.
Dans la société malienne, la difficulté d’enfanter est propre à la femme alors que les médecins pensent que le traitement pour enfanter doit être soumis au couple, c’est à dire la femme et le mari.
La résistance des hommes face au traitement de fertilité est vraiment compliqué dans une société comme la nôtre. Il y a des hommes qui sont naturellement infertiles. D’ailleurs la science a prouvé qu’un certain mode de vie (le tabac, l’alcool, le stress…) peut nuire à la fertilité de l’homme. Et pourtant, ils sont rarement indexés par les problèmes de fertilité dans le mariage. Les difficultés pour avoir un enfant sont imputées aux femmes. Rien d étonnant, car la formation de l’appareil génital de la femme, selon les spécialistes, explique cette situation. «Le souci d’infertilité est plus fréquent chez les femmes que les hommes car pour ce dernier on rencontre l’azoospermie (absence de sperme), oligospermie (la présence de sperme en quantité anormale) et asthenospermie (une faible mobilité de sperme) tandis que chez les femmes les causes sont plus nombreuses, c’est à plusieurs niveau chez les femmes, il ya des trompes obstruées (une infections des trompes de Fallope provoquée par des germes sexuellement transmissibles). Des ovaires capricieux qui perturbent l’ovulation(la présence de microkystes aux ovaires ou un mauvais fonctionnement de l’hypophyse et de l’hypothalamus (glandes du cerveau qui libèrent les hormones féminines) empêchent la libération de l’ovule par les ovaires), La muqueuse utérine (La muqueuse utérine peut être trop fine et empêche alors l’embryon de s’accrocher, ou, à l’inverse, trop exubérante).
Un utérus inhospitalier (Il arrive que l’œuf ne parvienne pas à s’implanter dans la cavité utérine à cause d’une malformation ou de la présence de fibromes ou de polypes dans l’utérus) .
En sommes il ya aussi, les avortements volontaires que les filles font avant le mariage, l’utilisation des contraceptifs (pilules et injectable), une négligence de l’hygiène de la femme », sont entre autres les causes pertinentes et inquiétantes de l’infertilité qui minent le mariage, selon les spécialistes.
Avoir un enfant relève de la volonté divine et aussi d’une bonne conduite car il y a des actes que l’organisme humain ne tolère absolument pas. Alors, attendons-nous toujours à des répercussions dans l’avenir. Et avant de blâmer qui que ce soit, il est important de chercher d’abord la cause réelle de l’absence d’enfants dans le couple auprès des spécialistes pour éviter des accusations fortuites.

Par Oumar Coulibaly

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Moussa Sangare

des jeunes activiste qui se dirige vers l'emergence commun

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