Mali / Éducation : Retour de l’examen oral au baccalauréat malien !

A compter de l’année scolaire 2019-2020, démarré ce mardi 1er octobre, les candidats au baccalauréat ne seront plus évalués qu’à l’écrit.

Supprimées il y a plusieurs décennies sans motif, cette année le Mali renoue avec les épreuves orales à l’examen du bac. L’information a été donnée ce lundi 30 septembre par le ministre de l’Education nationale, Dr. Témoré Tioulenta, au cours d’une conférence de presse. Selon lui, c’est nécessaire, voire indispensable si le Mali compte briller dans le concert des nations. Car, explique-t-il, le bac oral est pratiqué dans plusieurs pays de l’espace Uemoa et l’intégration oblige les élèves maliens à servir sur le même marché que leurs collègues de la zone Uemoa. Le chef du département de l’Education, Témoré Tioulenta, a précisé que d’ici à décembre prochain, les modalités de cet examen seront définies par les professionnels du secteur et partagées avec l’ensemble des partenaires.

Quelques heures avant la conférence de presse, il s’est longuement entretenu avec les membres du comité national du cadre de concertation permanent dans lequel siègent : les représentants des syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, les services techniques rattachés au ministère de l’Education nationale, et les représentants des établissements privés.

Durant près de trois heures, le ministre Tioulenta et ses invités ont passé au peigne fin l’ensemble des difficultés de l’école. Si beaucoup félicite le gouvernement et les partenaires de l’école d’avoir sauvé l’année scolaire 2018-2019, le ministre Témoré Tioulenta, lui, émet des réserves et estime que les résultats obtenus au bac et au DEF doivent être améliorés. Et pour relever ce pari, selon lui, « l’école doit retourner à l’école».

« Nous devons retourner aux fondamentaux. Que chacun joue pleinement son rôle », a-t-il indiqué. Dans la même dynamique, le ministre Tioulenta a annoncé la relecture prochaine de la police de surveillance des examens. Pour cause, explique-t-il, elle ne prévoit des sanctions que pour l’élève.

« Il nous faut ouvrir ce dispositif aux autres acteurs de l’éducation. Pour que demain, s’il y a faute, chacun puisse être sanctionné en fonction de son niveau de responsabilité », a-t-il indiqué. Le ministre Tioulenta a également dévoilé son intention de reformer les dispositions relatives à la nomination des responsables des services déconcentrés du ministère de l’Éducation. A savoir : les directeurs d’Académies et directeurs de Centre d’animation pédagogique (CAP). Pour cause, constate-t-il, certains d’entre eux sont nommés à vie. Toute chose qui, selon lui, n’est pas sans conséquence sur le bon fonctionnement de l’école. Il en est de même pour la mutation des enseignants.

S’agissant de l’application du procès-verbal de conciliation signé entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement, certains responsables syndicaux ont déploré la non-application du point relatif au statut général des fonctionnaires. Ils ont déclaré avoir adressé des correspondances au ministre en charge du dialogue social et au Premier ministre sans obtenir de suites favorables.

Au cours des discussions, le ministre Témoré Tioulenta a déclaré s’être entretenu sur le sujet avec le Premier ministre Dr. Boubou Cissé. Avant de rassurer les syndicalistes que le chef du gouvernement est disposé à les recevoir dans un bref délai. Quant au fond du dossier, le conférencier a donné l’assurance que le gouvernement respectera ses engagements.

Faut-il le rappeler, sur les neuf points de revendication des syndicats, six sont déjà satisfaits, deux sont en cours d’exécution et un partiellement exécuté.

Quant aux enseignants affectés dans les zones en crise où les écoles sont encore fermées, le ministre a instruit à ses services de prendre des dispositions pour les repartir entre d’autres localités.

Source : le jalon

Par Oumar Coulibaly

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Moussa Sangare

des jeunes activiste qui se dirige vers l'emergence commun

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